Le FMC-CMf est déçu de l’amendement du PL59‏ par le gouvernement provincial du Quebec

Pour diffusion immédiate :

Le 30 mai 2016, le Forum Musulman Canadien(FMC-CMF) est désappointé de l’abandon du gouvernement libéral des dispositions sur les discours haineux, l’élément le plus contentieux du projet de loi 59.

Après des mois de tergiversations, le gouvernement Couillard se plie  aux demandes de l’opposition de vider le projet de loi de sa substance et de renoncer à l’encadrement des discours haineux ou incitant à la violence afin de se limiter uniquement au mariage forcée; une disposition qui ne touche pas la société québécoise.

« L’amendement du projet de loi 59 met en péril la protection des citoyens contre toutes formes de propos haineux et  va à l’encontre de l’objectif primordial de lutte contre la radicalisation menant à la violence », a convenu Samer Majzoub, le président du (FMC-CMF) .

Le (FMC-CMF) est déçu de la surprenante déviation dans la position du gouvernement libéral qui se range aux pressions et aux demandes de l’opposition.  «  Le gouvernement libéral, considéré un de nos partenaires proactifs au Québec, abandonne malheureusement la raison d’être de son projet de loi », estime M. Majzoub.

Le (FMC-CMF) voit que le recul dans la position du gouvernement et l’ampleur d’un tel changement de principe fondamental de protection de la liberté ethnique et religieuse des citoyens risquent de ne pas protéger la liberté d’expression, mais plutôt d’encourager la discrimination, de renoncer à la cohésion sociale et d’accentuer le discours incitant à la violence qui reste sans encadrement.

« Nous sommes présentement dans une situation inconfortable d’inquiétude et de trouble face à une telle régression, voire même échec  lorsqu’après une longue attente, nous nous trouvons devant le souhait du gouvernement d’obtenir l’adoption rapide du projet de loi devenu sans contenu », réclame le président du Forum Musulman Canadien(FMC-CMF).

Devant un gouvernement qui a tiré sa révérence aux dispositions sur les propos haineux,  le (FMC-CMF) craint  l’encouragement à tenir ou à diffuser publiquement des discours haineux ou des discours incitant à la violence qui visent un groupe de personnes spécifiques, comme un groupe ethnique ou religieux.

-30- Contact :

Kathy Malas: 514 594 1402

Samah Jebbari: 514 886 8414

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Déclaration commune: Des organisations canadiennes remercient l’Assemblée Législative de l’Ontario pour avoir rejeté le projet de loi 202

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Pour diffusion immédiate:

Le 29 mai, l’Assemblée législative de l’Ontario a rejeté le projet de loi 202, un projet de loi qui aurait imposé des sanctions économiques radicales sur les entités canadiennes et les individus supportant le mouvement BDS. Un groupe d’organismes canadiens se sont réunis pour applaudir le rejet de cette loi dans une déclaration commune. Ces organisations sont :

  • Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO – CJPME)
  • Le Forum musulman canadien (FMC – CMF)
  • Le Congrès palestinien canadien (CPC – PCC)
  • Voix juives indépendantes (VJI – IJV)
  • The United Network for Justice and Peace in Palestine-Israel (UNJPPI)

Le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui consiste à appliquer des pressions économiques sur Israël, est supporté par des centaines d’organismes canadiens[1] – dont les organisations citées plus haut. Les groupes qui le supportent le font car il s’agit d’une stratégie démocratique et pacifique visant à encourager l’État d’Israël à respecter le droit international et les droits humains des Palestiniens.

Nombreux sont les députés qui ont voté contre ce projet de loi en soutien pour la liberté d’expression, indépendamment de leur opinion sur le mouvement BDS. Défendre notre droit à la liberté d’expression est admirable, et aurait dû motiver les 107 députés de l’Ontario à voter contre cette loi. Par exemple, si cette loi était passée, un employé provincial supportant le mouvement BDS aurait perdu son travail.

L’Association des libertés civiles de l’Ontario ainsi que l’Association des libertés civiles de la    Colombie-Britannique (BCCLA) ont toutes les deux émises des déclarations condamnant le projet de loi 202. La BCCLA a déclaré : « Pour être clair, les organismes gouvernementaux peuvent généralement choisir leurs fournisseurs. Mais nous pensons qu’ils ne devraient pas être en mesure d’entériner la discrimination dans la loi, de geler la participation publique à la vie politique, de sanctionner les chasses aux sorcières politiques, et de menacer et punir les individus pour leurs opinions politiques. Affirmer que cette loi n’affectera pas la liberté d’expression est ridicule puisqu’elle a été conçue pour le faire. Et il est choquant de voir que le gouvernement ontarien ait même pu considérer un tel projet de loi. Nous pensons que ce n’est absolument pas constitutionnel et que c’est une sérieuse entrave aux droits démocratiques. »[2]

L’Assemblée législative d’Ontario devrait également savoir qu’Amnistie international – la première organisation de défense des droits de la personne – a énormément critiqué la motion anti-BDS qui était passée au Parlement fédéral le 22 février dernier. Amnistie a également rejeté la motion sur la base de la liberté d’expression en déclarant que la motion pourrait : « violer ou miner directement ou indirectement le droit des personnes d’exercer leur droit à la liberté d’expression en faisant la promotion du mouvement BDS ».[3]

Au-delà de la question de liberté d’expression, la loi anti-BDS devrait être rejetée car BDS est une bonne politique : pour la société civile, pour le gouvernement canadien et pour la paix internationale. Les objectifs de mouvement BDS s’alignent entièrement avec les lois internationales et avec les objectifs de la politique étrangère du Canada sur la Palestine-Israël, ces objectifs sont décrits ci-dessous :

Le premier objectif énoncé par le mouvement BDS est  de contribuer à : « mettre fin à l’occupation [israélienne] et à sa colonisation de toutes les terres arabes » et faire pression jusqu’au « démantèlement du mur [4]». Cet objectif correspond étroitement à la position qui est décrite sur le site Web d’Affaires mondiales Canada relativement au conflit israélo-palestinien, notamment où, par exemple, il est mentionné que : « le Canada ne reconnaît pas le contrôle israélien permanent sur les territoires occupés en 1967 (le Plateau du Golan, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza). La quatrième Convention de Genève s’applique aux territoires occupés et définit les obligations d’Israël en tant que puissance occupante, en particulier en ce qui concerne les habitants des territoires occupés[5]». En outre, en ce qui a trait au mur d’Israël, « le Canada s’oppose à la construction, par Israël, d’une barrière à l’intérieur de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, qui sont des territoires occupés. Cette construction est contraire au droit international en vertu de la quatrièmeConvention de Genève. Le Canada est non seulement opposé à la construction, par Israël, d’une barrière empiétant sur les territoires occupés, mais également aux expropriations et à la démolition de maisons et d’infrastructures économiques à cette fin [6]».

Le deuxième objectif énoncé par le mouvement BDS est de faire pression pour que les « droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens soient reconnus à égalité absolue[7]». Pas moins que 20% des citoyens israéliens sont des arabes palestiniens, et pourtant ils vivent comme des citoyens de deuxième classe.[8] Le site Web d’Affaires mondiales Canada, tout comme BDS, promet d’adresser les problèmes de violations des droits de la personne et des droits civils autour du monde: «Le Canada opte pour une position de principe voulant que le respect de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit, valeurs qui définissent notre pays, puissent profiter au reste du monde [9]».

Le troisième objectif énoncé par le mouvement BDS est de faire pression pour que : « Le droit des réfugiés Palestiniens de retourner à leurs maisons et à leurs propriétés soit respecté, protégé et favorisé, tel que stipulé dans la Résolution 194 de l’ONU [10]». En 1948, aux Nations-Unies, le Canada a voté en faveur de la Résolution 194. Le soutien continu du Canada pour la Résolution 194 se reflète sur le site Web d’Affaires mondiales Canada : « Le Canada estime qu’une solution juste du problème des réfugiés palestiniens, réclamée dans la Résolution 194 (1948) de l’Assemblée générale des Nations Unies et la Résolution 242. … Une telle solution doit être négociée par les parties concernées dans le cadre d’un accord de paix définitif. Elle doit respecter les droits des réfugiés, conformément au droit international [11]».

Donc, pour résumer, le mouvement BDS cherche à exercer des pressions non-violentes sur le gouvernement israélien, et non sur les citoyens ou sur les personnes juives, pour que ce dernier remplisse les obligations imposées par le droit international en termes de droit de la personne. Le Canada sanctionne actuellement 21 pays différents pour violations des droits de la personne et des droits civils : Le mouvement BDS n’est pas si différent.

Les organisations signataires représentent des centaines de millier de Canadiens, ainsi que des groupes communautaires en Ontario. Si les législateurs ontariens ou les médias ont une question quelconque, ils peuvent contacter Thomas Woodley de Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient au 438-380-5410.

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[1] “List of Canadian organizations applying economic pressure on Israel,” Canadians for Justice and Peace in the Middle East, http://www.cjpme.org/list_of_canadian_organizations accessed May 10, 2016

[2] “The BCCLA responds to Ontario’s Anti-BDS Participation Bill,” BC Civil Liberties Association, May 19, 2016,  https://bccla.org/news/2016/05/the-bccla-responds-to-ontarios-anti-bds-participation-bill/ accessed May 22, 2016

[3] Neve, Alex and Vaugrante, Beatrice “Freedom of Speech and Criticism of Israel’s Human Rights Record,” Amnesty International Canada, Friday, May 6, 2016, http://www.amnesty.ca/blog/freedom-speech-and-criticism-israel%E2%80%99s-human-rights-record accessed May 10, 2016

[4] “Palestinian Civil Society Call for BDS,” Palestinian BDS National Committee,  http://bdsmovement.net/call consulté le 23 février 2016

[5] «Politique canadienne sur les aspects clés du conflit israélo-palestinien», site Web d’Affaires mondiales Canada, Gouvernement du Canada http://www.international.gc.ca/name-anmo/peace_process-processus_paix/canadian_policy-politique_canadienne.aspx?lang=eng consulté le 23 février 2016

[6] Ibid., «Politique canadienne sur les aspects clés du conflit israélo-palestinien»

[7] Ibid., “Palestinian Civil Society Call for BDS”

[8] “ACRI’s State of Human Rights Report 2012,” The Association for Civil Rights in Israel, Dec. 16, 2012, http://www.acri.org.il/en/2012/12/16/acri-situation-report-2012/ accessed May 23, 2016

[9] «Droits de la personne» site Web d’Affaires mondiales Canada, Gouvernement du Canada,  http://www.international.gc.ca/rights-droits/index.aspx?lang=eng consulté le 23 février 2016

[10] Ibid., “Palestinian Civil Society Call for BDS”

[11] Ibid., «Politique canadienne sur les aspects clés du conflit israélo-palestinien»

Le Forum Musulman Canadien dénonce le capital politique cherché par certains partis politiques/The Canadian Muslim Forum denounces the political football sought by some parties

English follows.

Le Forum Musulman Canadien dénonce le capital politique cherché par certains partis politiques.

-Pour diffusion immédiate –

(Montréal, le 23 septembre 2015) –  Le FMC-CMF déplore le capital politique cherché par certains partis concernant le port du niqab lors du serment de citoyenneté et, qui alimente la peur des musulmans.

« Nous sommes consternés et choqués de voir la position de certains partis politiques s’opposant clairement aux droits et libertés et portant un ton islamophobe envers la communauté musulmane», précise Samer Majzoub, président du FMC.

Le FMC appuie la décision de la Cour d’appel fédérale et salue la position des partis politiques défendant les droits humains et la liberté de choix. « Le FMC adhère et défend fortement les droits et libertés, la liberté d’expression, de convictions et le choix de tous les citoyens de leurs codes vestimentaires», réclame Monsieur Majzoub.

« Le port du niqab lors des cérémonies d’assermentation de citoyenneté n’empêche pas les femmes de révéler leurs identités, par mesure de sécurité, avant de prêter serment», ajoute-il. « La cérémonie d’assermentation est un événement permettant aux « nouveaux citoyens » de jurer fidélité et respect aux lois de leur nouveau pays et nous ne devons empêcher quiconque de prêter un tel serment  »

Le nombre de femmes portant le niqab est minime  dans la communauté musulmane. Le FMC déplore lamentablement que ce sujet ait pris une proportion non justifiée dans cette campagne fédérale et ait devenu une arme électorale dans les mains des partis qui cherchent un capital politique en alimentant la peur des musulmans.

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Contact :

Kathy Malas : 514 594 1402S

Samah Jebbari : 514 886 8414

 English version:

– For immediate release –

(Montreal, September 23, 2015) – The Canadian Muslim Forum denounces the political football sought by some parties

For Immediate Release – The FMC-CMF deplores the political football sought by some parties regarding the wearing of niqab in the oath of citizenship and fueling the fear of Muslims.

“We are appalled and shocked by the position of some political parties that clearly oppose rights and freedoms and carries an Islamophobic tone towards Muslim community,” said Samer Majzoub, CMF’s president.

The CMF supports the decision of the Federal Court of Appeal and welcomes the position of the political parties that defend human rights and freedom of choice. “The CMF adheres and strongly promotes the rights and freedoms, liberty of expression, belief and right of all citizens to choose their dress code,” adds Mr. Majzoub.

“The wearing of niqab during citizenship ceremonies does not prevent women to reveal their identities, for security reasons, before taking the oath,” he adds. “The vow in ceremony is an event that allows new citizens to express loyalty and respect for the laws of their new country and should not be prevented from lending such an oath”.

The number of women wearing niqab is minimal in the Muslim community. The CMF lamentably denounces that this subject has taken an unjustified attention in the current Federal election campaign and has become a “weapon” in the hands of parties who seek political gain by fueling the fear of Muslims.

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Contact :

Samer Majzoub: 514 884 0852

 

Le FMC-CMF accueille positivement la lutte contre les crimes haineux/The FMC-CMF welcomes positively the fight against hate crimes

English follows :

– POUR DIFFUSION IMMÉDIATE- (Montréal- juillet 03, 2015)

Le Forum musulman canadien accueille positivement la volonté de la ville de Montréal de combattre le fléau des crimes haineux.

« Le SPVM possède actuellement des processus et procédures pour gérer les crimes haineux. Il ne faudrait pas se limiter uniquement aux crimes, mais également inclure les incidents haineux, étant donné que la notion de crime est trop restrictive. La première étape est d’avoir un portrait de la situation d’incidents et de crimes haineux et d’en informer le public.  Il serait intéressant que les postes de quartiers utilisent, peut-être, leur microsite pour recevoir les informations lorsqu’un geste haineux est commis», affirme Samer Majzoub, président du FMC.

Il est crucial d’encourager davantage les citoyens à dénoncer ce genre d’incidents et de crimes haineux, et le corps policiers à les documenter adéquatement et à centraliser leur gestion pour mieux les comprendre, surtout avec la montée de l’islamophobie. « Une fois ces causes comprises, l’ensemble des acteurs de la société, incluant entre autres le SPVM, la ville de Montréal, les organismes publics et communautaires, pourront déterminer de meilleures méthodes de prévention de ces crimes », ajoute M Majzoub.

Le FMC juge primordial que tous les crimes haineux soient inclus dans cette lutte contre le profilage racial et toutes sortes d’actes discriminatoires, incluant l’islamophobie.

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contacts :

Kathy Malas    (514) 594-1402

Samah Jebbari (514) 886-8414

 

English:

– IMMEDIATE RELEASE – (Montreal-July, 3, 2015)

The Canadian Muslim Forum welcomes the proposal of the city of Montreal to fight hate crimes.

“The SPVM currently has processes and procedures to handle hate crimes. However, it should not be limited only to crimes, but also include hate incidents, since the concept of crime is too restrictive. The first step is to have a picture of the situation of incidents and hate crimes and to inform the public. It would be interesting that local police stations use, perhaps, their microsite to receive information when a hate acts are committed,” said Samer Majzoub, president of FMC.

It is crucial to encourage more citizens to report such incidents and hate crimes, and the police to adequately document and centralize their management to better understand these crimes, especially with the rise of Islamophobia. “Once the causes are well understood, all actors of society, including among others the SPVM, the city of Montreal, government and community organizations, may determine the best methods of prevention of such crimes,” adds Mr. Majzoub.

The CMF considers important that all hate crimes are included in the fight against racial profiling and all kinds of discrimination, including Islamophobia.

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Contacts:

Samer Majzoub (514) 884-0852

Sameer Zuberi   (514) 910-6472

Les projets de loi 59 et 62: (FMC-CMF) reçoit positivement les dispositions sur le discours haineux, mais se préoccupe de l’application de certaines autres/Bills 59 and 62: (FMC-CMF) Welcomes Hate Speech Provisions, But Concerned About Application of Others

English follows:

– POUR DIFFUSION IMMÉDIATE – (Montréal – Juin 14, 2015) –

Le Forum musulman canadien (FMC-CMF) a commenté aujourd’hui les projets de loi 59 et 62 introduits par l’Assemblée nationale du Québec plus tôt la semaine passée.

« Globalement, le FMC reçoit positivement les dispositions en lien avec le discours haineux et les pouvoirs accrus de la Commission des Droits de la personne et des Droits de la jeunesse dans le projet de loi 59. Toutefois, le FMC se préoccupe par certaines autres dispositions dans les deux projets de loi qui laissent la porte ouverte à une application erronée », a déclaré Samer Majzoub, président du FMC.

En ce qui concerne les dispositions relatives à la radicalisation menant à la violence, le FMC est profondément préoccupé par les allégations autours des jeunes individus  qui ont tenté de voyager dans les zones de guerre. Cependant, le FMC est inquiet que les dispositions du projet de loi 59 ne seront appliquées que sur les musulmans, alors que la radicalisation menant à la violence prend plusieurs formes, dont plusieurs n’ont aucun lien avec les musulmans Québécois.

En ce qui concerne le voile couvrant le visage, porté par très peu de femmes musulmanes du Québec, le FMC affirme que tous les Québécois devraient avoir le droit d’accéder aux services publics. Actuellement, les femmes musulmanes qui portent ce voile dévoilent leurs visages pour des raisons de sécurité et d’identification. Par ailleurs, le FMC est concerné par l’application des dispositions du projet de loi 62 qui pourrait mener à une interprétation large et libérale par certains fonctionnaires, alors que les tribunaux ont historiquement exigé le contraire.

Le FMC demeure et continue à collaborer avec le gouvernement pour trouver des solutions raisonnables et réalisables.

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Contact : Kathy Malas , (514) 594-1402

Samah Jebbari, (514) 886-8414

English: 

– For Immediate Release –

(Montreal – June 14, 2015) –

The Canadian Muslim Forum (FMC-CMF) today commented on Bills 59 and 62 introduced by Quebec’s national assembly earlier last week.

“Overall, the CMF welcomes the hate speech provisions and the enhanced powers of the Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse in Bill 59. However, the CMF is deeply concerned that some other provisions in the two bills leaves the door wide open for erroneous application,” said Samer Majzoub, CMF President.

When it comes to the provisions relating to radicalization leading to violence, the CMF is deeply concerned about allegations that some young individuals attempted to or have traveled to conflict zones. However, CMF is apprehensive that the provisions in Bill 59 will only be applied to Muslims, whereas radicalization leading to violence takes on several forms, many of which have no connection to Muslim Quebecers.

With respect to the face-veil worn by a handful of Quebec Muslim women, the CMF affirms that all Quebecers should have the right to access public services. Currently, Muslim women who wear the face-veil do unveil for bona fide security or identification reasons. However, the CMF is concerned the application of the provisions in Bill 62 will be given a large and liberal interpretation by civil servants, whereas the courts have historically required the opposite.

The CMF continues and remains ready to assist the government in finding reasoned and workable solutions.

-30 –

Sameer Zuberi, 514 910 6472

Samer Majzoub,  514 884 0852